Above Dark Waters – Innocence et tenacité

Pete est un petit garçon comme les autres, heureux, qui vit dans une famille unie.
En apparence, car la nuit sa mère pleure. Et trop souvent, il trouve refuge chez ses grands-parents…

Nationalité : Finlande
Réalisé en 2013 par Peter Franzen

Peter Franzen signe ici un film très personnel adapté de son roman, Above Dark Waters est un « coming of age » dans les années 70. On plonge avec lui dans le quotidien de cette famille, on s’imagine la culture et les habitudes d’une vie en Finlande, l’espace, la neige, la lumière tout en pastels.

Il n’y a pas particulièrement de grande histoire, c’est simplement les petites et grandes aventures d’un enfant, ces découvertes, ses inquiétudes, ses bêtises et ses haut faits. Chaque scène, Pete est présent, on voit le film à travers ses yeux d’enfant. Le film progresse avec sa perception des adultes qui l’entoure et de leurs interactions. Sa mère et son beau-père qu’il aime naturellement, ses grands-parents, mamie- et papi-gâteaux, et son père biologique, l’inconnu qui ramène de temps à autres un cadeau d’anniversaire.

TummanVedenPaalla_800c.jpg

Le film débute dans une famille heureuse, aimante, avec quelques échappées dans la nuit, qui ressemblent à de simples mauvais rêves. Le jour venu, tout est à nouveau lumineux et simple. Pourtant, Pete découvre rapidement qu’il doit peut être craindre son beau-père, quand celui-ci abuse de la boisson. On découvre avec lui cet équilibre précaire qu’il se construit entre amour et peur.

Le beau père n’est pourtant pas antipathique. Il ne devient pas un monstre et on comprend l’amour qu’on lui porte. Sa compagne ne semble pas prête à le quitter non plus, peut être difficile d’assumer une seconde séparation, un second échec, alors même que tout le monde sait ce qu’il se passe quand il boit trop.

1722585.jpg

Olavi Angervo est particulièrement doué dans son rôle malgré son jeune âge. Les scènes longues permettent de profiter de son enfance, s’imprégner de l’ambiance calme et familiale. L’image même de l’innocence qui résiste comme elle peut à ce que la réalité lui donne à affronter.  Pourtant cette innocence lui permet de rebondir et de continuer à profiter pleinement de la vie, paisible.

Homo homini lupus est – man is a wolf to his fellow man.
But man can also be fire, love. A safe haven.
Peter Franzén

Je recommande :

  • Bekas : Pour se plonger dans l’histoire émouvante de deux frères orphelins de la guerre du Golfe
  • Le retour : un autre drame avec deux jeunes freres, en Russie cette fois, où le père est aussi présenté en teintes de gris.
  • Atmen : On y retrouve le thème de l’enfance, de la violence, à travers les yeux d’un jeune garcon qui retente sa chance avec sa vie.
  • Hunt for the Wilderpeople : sur un ton beaucoup plus léger et plein d’aventures, on suit un jeune orphelin dans le bush australien (ma critique)
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s