Play – Am stram dram, Pic et Pic et Colégram…

Play nous fait découvrir un ‘jeu’ que des enfants de Göteborg, Suède, ont développé pour soutirer sans violence physique leurs biens à d’autres enfants. Sans violence physique peut-être, mais la violence est pourtant omniprésente tout au long du film.

Nationalité: Suède, France
Réalisé en 2011 par Ruben Östlund

La caméra quasi fixe nous fait suivre 3 groupes, 3 histoires qui semblent a priori totalement déconnectés que s’en est troublant. Dans les premiers temps, j’étais assez perplexe devant ces plans lents et quasi fixes de caméra. Tour à tour curieuse devant les enfants, amusée par l’histoire du train et perplexe sur le rôle des musiciens de rue.

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Le déroulement de l’histoire des enfants fait pourtant évoluer ces sentiments. Avec une lenteur et un réalisme mordant, on voit des enfants se faire aborder, entourés par des formations tactiques et tout comme endoctrinés par d’autres enfants qui ont un système de racket totalement rodé.

Tout au long du film, on attend le débordement, au milieu des lieux de plus en plus isolés. Le parallèle se fait avec la distance que les victimes mettent avec leur entourage, ils ne semblent même plus essayer de s’échapper, de demander de l’aide.

Dès le début, le racket est maîtrisé, et ne semble jamais monter en puissance. Tout reste sous contrôle de ces enfants dont la stratégie semble imparable une fois le premier pas franchit.

Image associée

Le réalisme des scènes est encore exacerbé par les passants désintéressés ou qui choisissent délibérément d’oublier. Ceux qui s’éloignent carrément pour ne pas voir, ceux qui regardent de loin par curiosité, mais qui n’agissent pas.
Il y a aussi ceux qui agissent, pas forcément dans les bonnes situations, pas forcément pour les bonnes causes.

J’aime à croire que l’on peut réunir les 3 différentes histoires sous la manière de traitement de ce qui nous est étranger. J’ai trouvé très intéressant que le film ne semble pas vraiment prendre parti sur ces enfants raquetteurs. On devine l’ébauche de pistes d’excuses quant à leur comportement, mais le film expose seulement des faits choisis.

Je recommande :

  • Tilva Ros (2010) : on y suit des jeunes dans un autre pays, la Serbie (ma critique)
  • Rêves d’Or (2013) : de jeunes adolescents font face à une misère encore plus présente et dont ils ne semblent pas pouvoir s’échapper (ma critique)
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